L'Invité : mardi 13 novembre 2001

Bernard PENOT pour son livre "La passion du sujet Freudien"
Editions érès
Présentation par Jean-Pierre Basclet et Delia Kohen

 

Quelle réalité de Jacques LACAN chez les freudiens "orthodoxes" de la SPP ?

Certainement pas celle que les Lacaniens imaginent !

"A propos du maniement, par le psychanalyste, d’un signifiant, comme "clef pulsionnelle" : ça ouvre des registres pulsionnels qui étaient, jusqu’alors, réprimes".

"De nombreux patients ont besoin d’infliger à leur analyste une bonne dose d’endurance et de passivation [...] pour pouvoir, eux aussi, en endurer davantage, de leur ça".

"LACAN nous a bien appris la bonne manière de lire FREUD, c’est-à-dire de le lire de façon tout à fait tendancieuse et irrespectueuse et utilitaire et c’est comme ça que moi je lis LACAN".

"Lacan m’intéresse par ce qu’il a de porteur et d’heuristique.....

Andrei Roubleff ne représentait pas l’enfer. J’ai tendance à être un peu comme ça. je ne suis pas angélique. Je suis polémique sur le plan politique, pas sur le plan théorique".

Pourquoi n’êtes-vous pas lacanien ?

"Personne n’est parfait ! je ne suis pas dans une institution lacanienne ".. .je suis allé voir ailleurs ... Lacan a fait un frayage majeur mais l’Ecole Freudienne était institutionnellement ratée".

"La S.P.P est très hétérogène. Je m’y sens bien. Je tiens un séminaire depuis plusieurs années : "Lacan lecteur de Freud". On me laisse tranquille, de plus orthodoxes que moi ont été malmenés lors de notre dernier congrès... "

"Le crime paye!"

 

Bernard PENOT s’est donné pour tâche d’éclairer le processus de subjectivation de l’être humain à travers l’activité pulsionnelle. Il1e fait, en émaillant ses propos d’illustrations cliniques et en insistant sur le rôle des premiers échanges avec "l’autre parental".

Dans ces échanges ("tentatives d’accroche pulsionnelle"), Bernard PENOT privilégie le temps de passivation (FREUD, GREEN) du mode de satisfaction pulsionnelle. Il voit même dans cette aptitude à la passivation, une des clefs de la position du psychanalyste et s’efforce, a la lumière de ce concept, de revisiter une partie de ceux de LACAN, dont il déplore l’ostracisme dans lequel on tient encore cet auteur, du côte de l’IPA.

Jean-Pierre BASCLET

   

 

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