L'Invité : mardi 11 novembre 2003

Hector YANKELEVICH pour son livre "Du Pére à la lettre"
Editions érès
Présentation par Jacqueline Massola

 

 

 

 

 

 

 

" Ce n’est pas l’écriture qui crée l’œuvre mais la lecture. Lire, c’est non pas voir ce qui manque mais l’invisible d’un texte qui le structure "
Ainsi Hector Yankelevich, invitez-vous à lire, à lire votre livre. J’entends être invitée à lire pas tant le contenu (le sens, les articulations) que la méthodologie, en tant qu’elle répond -ou pas- à ce souci de l’invisible structurant.
Certes, j’aborderai le contenu - pas tout - mais surtout vous me permettrez d’interroger la méthodologie, c’est-à-dire l’implicite, ce qui se propose comme axiome, et le statut de ces axiomes.
Ça met au travail - ça m’a mis au travail de la bonne façon, c’est-à-dire que ça m’a permis de voir quelle était ma façon de faire avec l’invisible d’une structure, ou comment je me défile.
Il y a toute une série de thèmes que je ne vais pas tous vous nommer, parce que déjà les nommer, ça me prendrait du temps.

Disons qu’il y a en gros une première opération : l’autisme, autour des présentations du mouvement du nouage en jeu dans le psychisme. Il y a aussi une série de questions là. Et puis, de façon un peu arbitraire, j’ai laissé tomber des textes tout à fait intéressants sur la fonction maternelle, sur la pulsion de mort, sur la présence du corps de l’analyste dans la cure. Vous voyez immédiatement par leurs titres que ça vaut le coup d’ouvrir ces chapitres.
Je suis passée directement à un très intéressant texte sur Borges. Et puis -parce qu’Hector Yankelevich ne nous épargne rien- la question du concept en psychanalyse.

Alors sur l’autisme - parce que je suis invitée à en parler là - je présente un minimum de choses à discuter. A noter l’abord phénoménologique tout à fait précis, avec des éléments discrets, justes, et qui sont ou non développés - par exemple le positionnement du psychanalyste en pareil cas : de savoir que dans ce Un mère-enfant de l’autisme, le simple fait que, dans la dimension transférentielle, il se propose comme lieu d’adresse pour la mère. Lieu référentiel d’un savoir, lieu autre. Et cette altérité fait que de la libido se met à circuler là où elle n’était pas circulante, où elle était figée. Il y a un remaniement de l’économie libidinale. L’enfant compte pour sa mère dans la mesure où elle conte à un autre. Rappelle que s’offrir à la parole, est un acte psychanalytique, y compris dans l’autisme.

Et puis ces nombreux points cliniques : Cette remarque en passant à propos de, je crois, Jessica, de dire qu’au fond, ce qu’il y a à prendre en compte, ce n’est pas d’abord le père, la mère, c’est l’hospitalisme à domicile, dans cette notion de l’hospitalisme, cette non-adresse à l’enfant, cet enfant réduit à ses soins. Et à partir de là, quel déploiement est possible, quelle altérité est pensable.

Et le fait de reprendre cette observation que les enfants entrent dans la parole, " normaux ou autistes, dans la mesure où ils savent compter au moins jusqu’à 3 ". Avec cette différence essentielle qu’Hector Yankelevich souligne que ce 1, 2, 3 concerne le cardinal, et que le passage à l’ordinal (à l’ordre structural, à l’ordre du successeur) du 3 ordinal, est une autre affaire, celle-là même qui permettrait un accès à la puissance métaphorique : à la place du rien, du zéro il y a le 1 et la suite y prend sa logique. Logique Subjective. Logique métaphorique du langage.

Puis aussi cette jolie chose à propos, et après Jakobson, sur la réduction phonatoire, c’est-à-dire le fait que, à partir de l’amplitude première de la lallation, des possibilités phonatoires, l’enfant a affaire avec une perte interne à la langue et qui constitue la jouissance de la langue. Ce qui se met en place, ce qu’il appelle la forclusion du sens, c’est-à-dire qu’il y a un pas-tout dans le dire. Il y a une réduction importante qui fait que les éléments deviennent discrets, différentiels quand on entre dans le langage.

Ma première question est à propos de l’autisme. J’ai dit que je m’autorisais à poser des questions pas sur le contenu, mais sur la méthodologie, et cet abord de l’autisme s’y prête. H. Yankelevich écrit : " Dans l’autisme il n’y a pas de formation de la pulsion. Dans la psychose, il n’y a pas d’intrication de la pulsion. " Et il y a toute une mise en place comme ça définitionnelle qui fait qu’on se repère, mais qui en même temps est questionnante parce qu’on se sent amené à considérer, en termes de stade, la mise en place du psychisme. D’abord, ce qui ferait formation de la pulsion, lié à la forclusion du sens. C’est-à-dire, au fond, je crois qu’on peut dire que c’est lorsque la mise en place d’un minimum de signifiant premier, de métaphore paternelle entre en jeu et fait qu’une désignation est donnée. Il n’y a plus l’envahissement de la jouissance, un envahissement par le sens, il y a localisation. Et du coup, ça emmène la suite des nominations, ça contraint à la suite des nominations à la bonne place. Mais ce qui fait problème -parce que ça incite à la représentation- c’est cette modalité progressive de stades. D’abord la formation de la pulsion, puis son intrication. Formulation qui insiste : vous dites qu’il s’agit de " considérer l’entrée du signifiant phallique dans un soma qui n’est pas encore le corps ". Donc qu’il y a des stades. Je ne sais pas trop comment on se sort de ça, de ce qui serait d’avant la structure subjective et où, me semble-t-il, fait défaut ce qui serait lecture après coup des conditions de possibilité. Je pourrais dire : est-ce que ça tient au fait qu’on considère le sujet, et est-ce que, considérer le sujet avec sa mère, on ne pourrait pas considérer que dans ce rapport mère-enfant il y a DE la pulsion ? il y a de la pulsion et il peut y avoir une coupure qui se fait dans ce qu’il y a de pulsionnel. Mais sinon, si on considère que la pulsion doit se constituer, on en vient à imaginer...

Alors, est-ce qu’il faut partir de la constitution ou est-ce qu’il faut partir de la coupure comme constituante ? C’est une question que vous posez -mais je n’ai pas trouvé la réponse- à propos de Jérôme. Et c’est vrai qu’à le considérer dans ce mouvement de stades progressifs, considérer le nœud, on hésite. Vous dites : " Il y a le corps, il y a le langage. Il faut que cette loi... vienne faire le nœud des trois, faire le nœud à trois. " Oui, seulement le corps et le langage, tant qu’il n’y a pas le " à trois ", ça n’existe pas comme tel. Donc, c’est toujours très compliqué, et d’ailleurs, on sent que la complication se poursuit dans cette affaire, puisque vous posez la question de la transformation du corps en imaginaire et du langage en symbolique, avec le phallus comme troisième réel.

Je voulais parler de Borges, " Borges, le lecteur " parce que c’est tout à fait passionnant ce texte, et puis Hector Yankelevich m’a dit : " Oh là là, mais Borges, personne ne l’a lu. " Il ne m’a pas dit ça d’ailleurs. Parce qu’ Hector Yankelevich s’appuie sur Borges. Il parle de Borges en annonçant la couleur, comme il le fait toujours dans sa présentation. Et d’ailleurs, ça me permet de vous dire quel est mon problème. Il dit de Borges qu’" il fasse incontestablement (je le souligne, autant qu’H. Yankelevich l’a souligné) référence à la gnose a été le point de départ de notre recherche ". Et : " Borges est le plus radical des tenants de la gnose ". Et il ajoute : " c’est-à-dire qu’il situe contre la doctrine centrale du christianisme, il revient aux positions des gnostiques ". Alors, je vous fais remarquer que la doctrine centrale du christianisme, vous ne l’avez pas nommée. Je me suis assurée que c’était l’incarnation mais elle n’est pas nommée chez vous. Ça m’a fait un peu bizarre. Alors " contre la doctrine centrale ", c’est-à-dire contre [...] l’incarnation, sinon elle n’est pas tenable. Alors là, vous...

J’ai relu le passage de Borges. Et puisque vous m’y poussez, dans le compte rendu que vous en faites, c’est très joli parce que vous avez cité une phrase, dont je vous parlerai tout à l’heure. Et donc les gnostiques  : pour faire bref -, là où s’est développée la question de l’incarnation du Christ et la trinité, sous cette forme de la trinité qui est tout à fait centrale dans le dogme chrétien, s’est développée parallèlement la position gnostique qui consistait à donner à la divinité une place autre, c’est-à-dire une progression de la transcendance d’un Dieu dont on pouvait être assuré de la transcendance, mais par contre qui se déployait en aval par un certain nombre de cercles successifs - 365. Ca fait un déploiement qui permet d’approcher la question du côté de la connaissance ; pas du côté de l’éprouvé trinitaire, de la topologie trinitaire mais du côté de la connaissance linéaire.

Donc les gnostiques, comme vous le savez sûrement, on leur a réglé leur affaire très vite. Ils ont été déclarés hérétiques dès le IIe siècle par Irénée de Lyon. Et alors, puisque vous êtes parti de là, je suis retournée au texte sur le fallacieux Basilide, et, parce que Borges fait référence, à propos de la gnose, à la kabbale, je suis repartie sur " la défense de la kabbale " qui précède " la défense du fallacieux Basilide " et la kabbale. Puisqu’il met ça en continuité. Et tout de même, on ne peut pas dire qu’il soit un tenant de la gnose. Ou alors, plutôt, on pourrait dire qu’il est tenant de la gnose aussi. C’est là où je me permets - parce que vous connaissez manifestement et magnifiquement Borges, avec amour - donc, c’est au nom de cet amour que j’ai moi aussi pour Borges que je me permets de poser cette question : Borges présente la gnose par Irénée de Lyon, par la lecture qu’Irénée en fait, lecture au nom du dogme (" Dénonciation et réfutation de la prétendue gnose au nom menteur "). Il n’était pourtant sûrement pas sans connaître quelques autres écrits : Ceux d’Adolf Harnack. Donc pourquoi a-t-il fait avec cette caricature qu’en a fait Irénée ? Et il me semble que ce sur quoi il insiste, c’est que ça résout deux problèmes, dont un important : là où les chrétiens sont en train de s’emmêler les pinceaux, et ils y tiennent avec cette affaire du Mal dans ce paradoxe du Mal et comment ce paradoxe est tenable et essentiel, il dit que les gnostiques, eux, avec cette histoire de progression du plus loin transcendantal au plus proche, linéarisant la question. Ils déploient le paradoxe, ils occultent le paradoxe, et visent la résolution du problème du Mal. Mais il fait me semble t-il, un repérage critique de la gnose. Il repère la linéarisation du problème posé en termes de paradoxe par le dogme trinitaire. Peut-on dès lors dire qu’il est contre le dogme trinitaire ? Il me semble plutôt qu’il a la possibilité de faire dans la covariance.

Certes il y a le dogme tel que les hérésies (gnostiques entre autres) doivent en être éliminées pour que le dogme consiste. Mais pas sans les hérésies, dites telle de ne pas faire avec ce que le dogme implique de réduction. Ou : L’hérésie répond a une question posée par le dogme. Ou : hérésie et dogme se répondent, à la condition de les envisager en covariance, ce que fait Borges. Il fait avec l’un pas sans l’autre. Il fait une extension structurale qui est remarquable. C’est-à-dire qu’il est parti d’un choix de la gnose contre l’hérésie.

Hector Yankelevich : La gnose, c’est l’hérésie.

En effet, je me suis emmêlé les pinceaux : Il ne prend pas la gnose comme une hérésie à rejeter hors du champ du dogme pour que ce dogme soit consistant. Il n’a pas besoin de ce rejet à l’extérieur pour faire consister le dogme. Il peut faire avec les deux éléments : l’élément soi-disant hérétique et l’élément dogmatique, pas l’un sans l’autre, dans une covariance qui donne immédiatement une ampleur à la lettre.
C’est là... ma première question. - la phrase que vous citez a propos de " L’horrible société trine... horreur d’un cauchemar ... ", vous la tronquez d’un élément essentiel, déterminant, qui est :" tout objet dont nous ignorons la fin est provisoirement monstrueux ". C’est-à-dire que c’est la question de l’horreur en tant que l’énigme puisse continuer. C’est la question du statut logique (topologique ?) de l’énigme. Et donc je vous questionne sur ce que vous appelez le choix de Borges, choix de la gnose. Et il me semble que Borges fait jouer la covariance entre les deux champs. Pas l’un contre l’autre. C’est là le sens de ma question : est-ce que vous y tenez à ce propos et pourquoi ? Quels présupposés topologiques, au regard de la topologie, il implique ?

Il y a un autre point sur Borges qui est tout à fait étonnant. Vous parlez de ce souvenir dans un texte qui s’appelle " Sentirse en muerte ", qui est un très beau texte où il raconte une expérience qui lui est advenue, tombée dessus - et pas du tout qu’il est allé chercher, c’est un point important - où il a, en se promenant dans les rues, le sentiment qu’il appelle un " sentiment d’éternité ". Et ce qu’il appelle un " sentiment d’éternité ", c’est qu’il a déjà vu et vécu ça, la même passion. Ce n’est pas : " Je suis déjà venu là... " C’est le même. Et alors, là aussi, je vais encore chercher... Vous dites : " Il y a trente ans. " Et les textes français disent : " Il y a trente ans. " Je suis allée chercher le texte espagnol, eh bien c’est veinte anos. C’est vingt ans.

Hector Yankelevich : C’est 30 ans parce que j’ai les œuvres complètes.

- Moi aussi. C’est quand même marrant, parce que ça vaut le coup de vérifier cette histoire.
- Hector Yankelevich : C’est une faute de typographie.
- Une faute de typographie sur tout un mot, c’est rare.
- Hector Yankelevich : C’est trente ans.
- Je pense que réellement, dans le premier texte - parce que je suis allée vérifier - se pose dans le premier texte, et après, effectivement, je pense qu’en reprenant il a dit " il y avait trente ans ". Mais c’est un truc que je vais vous confier parce que c’est un truc qui est étonnant.

Hector Yankelevich : D’accord, c’est trente ans, une génération.

- On verra ça tout à l’heure. Alors du coup, vous dites que dans cet élément, dans ce moment qui d’ailleurs est contemporain de son premier intérêt pour la gnose - et c’est pour ça que c’est intéressant - Vous dites " il oblige l’instant à devenir durée ". Là, je me suis demandé si ce n’était pas autre chose- parce que ce qu’il fait avec cette affaire d’éternité de l’instant, là, c’est qu’il oblige la durée à devenir instantanée, une sorte d’éternité actuelle. C’est-à-dire qu’il n’en a rien à foutre du déploiement dans le temps, et il sait que la contingence a le plus grand rapport avec l’universel. Il y a ce rapprochement immédiat qui se fait, me semble-t-il, à ce moment-là. Donc là, c’est une question. Je crois que c’est un élément qui est important, que je vous amène là pour qu’on puisse en discuter, parce qu’au fond - je crois qu’il y a deux choses en question : la gnose et le dogme, ou quelle est l’éternité en question et pas seulement la linéarisation de la durée. C’est une procédure qui est faite avec la topologie et pas seulement avec la géométrie euclidienne. Donc, ça, pour nous, psychanalystes, c’est important ... Est-on à la hauteur de la topologie qu’exige l’inconscient ? La réduit-on à la géométrie ? Et il me semble que Borges, lui, ne la réduit pas à la géométrie et que c’est ça qui est important. Il la tient de façon fulgurante, cette topologie, parce que vous nous invitez à le lire pour qu’il nous apprenne quelque chose. Pour lui, pas de confusion du tout.

J’avais des choses aussi sur le concept. Mais peut-être vous avez votre compte de questions. Vous dites que le concept, c’est ça : " A partir de la position du psychanalyste dans la cure, c’est ce qui est conceptualisable en psychanalyse par l’écriture logique du phallus. " Et vous ajoutez : " qui rend pensables les paradoxes de l’objet ". D’ailleurs, au fond... vous prenez tout à fait au pied de la lettre cette réécriture de l’Œdipe par la métaphore du Nom-du-Père qu’a effectuée Lacan. C’est à dire le fait qu’il y a des règles de nomination, et que ce sont elles qui font bord à la jouissance et qui font que certaines jouissances sont reconductibles comme divisées entre jouissance phallique et jouissance autre. Donc c’est ça que vous notez. Au fond, vous posez qu’il s’agit de la réécriture des catégories, des modalités aristotéliciennes forcées par la logique de la structure subjective. Ou inversement, que peut-être la logique aristotélicienne était la logique, déduction faite de la structure subjective, que la psychanalyse réintroduit. Donc, ça c’est tout à fait important, comment les choses sont en jeu. Mais vous avancez comme fonction maternelle, que " la mère doit être pascalienne ". Ça m’intéresse, je dois dire. Pascal, je me suis demandé pourquoi il était convié à cette affaire ; et en plus, vous l’employez comme adjectif. Et je me suis dit : est-ce que c’est un concept cette fonction maternelle ? En quoi ça répond de votre abord du concept ? Ou est-ce que c’est une notion fabriquée pour rendre compte de la pratique ? Je ne suis pas sûre que ce soit un concept. C’est une question.
Alors, vous avancez que le concept, ça doit - dans la psychanalyse - ça doit produire, ça doit inventer des paradoxes. C’est vrai mais un peu problématique ; il faut le faire spécifier puisque, au fond, la science avance par la prise en compte des paradoxes. Le passage de la géométrie euclidienne à la géométrie reichmanienne témoigne d’une telle prise en compte du paradoxe (les droites parallèles ne se rejoignent jamais et elles se rejoignent à l’infini)... Donc on sait bien que c’est la modalité du progrès de la science. Donc, comment considérer le statut du paradoxe dans le concept, pour voir de quoi et en quoi le concept psychanalytique est fait de ce paradoxe. Est-ce qu’il est fait de la rencontre de son propre mouvement - comme la pulsion par exemple, ou le déploiement de la pulsion de vie - renvoie à ce paradoxe qu’est la constitution du concept de pulsion de mort ? Est-ce que c’est le fait de son propre mouvement ? Mais enfin, ça ne spécifie pas cette espèce de paradoxe, me semble-t-il.

Et peut-être que - enfin, la question est... - ce que vous développez du coup, c’est de prendre en compte l’écriture logique du phallus. Ça vous amène bien évidemment - même si c’est la reprise lacanienne... - à dire " les formules hautes de la sexuation ". Et en fin de compte, il y a cette formule haute, et puis il y a la partie basse des formules de la sexuation... Il me semble que ça ne va pas de soi qu’on ne lise que la formule haute. Il n’est pas vrai qu’elle n’apparaisse pas dans votre commentaire, la formule basse. Mais en dernière page, pas commentée. Donc je me suis demandé quand même à quoi ça répondait, cette réduction, sûrement voulue, et puis à quoi correspondait cette modification de l’écriture de la partie basse. En fait vous introduisez un fléchage : le sujet avec ce mouvement vers l’objet, qu’on retrouve dans le fantasme, le sujet barré vers l’objet a, mais vous introduisez un vecteur orienté, une flèche qui va du phallus à l’objet a. Et ce fléchage vers l’objet a ne va pas de soi. Et plus étonnant pour moi encore : la barre - alors là, c’est peut-être aussi une faute typographique - la barre du A barré, est au dessus de A ...pas barré du coup...

Hector Yankelevich : J’ai contesté, mais il n’y avait rien à faire. Ce n’est pas une invention de mon crû. C’est l’imprimeur qui a fait œuvre de théoricien. La partie basse, je la traite dans le chapitre sur la pulsion de mort.

- Mais c’est une question qui est liée aux autres, question de la prise en compte de la topologie... Lié à cette autre formulation de ma question : à quoi répond cette présentation - je dis présentation parce que je fais l’écart - cette présentation en stades linéaires de la formation du psychisme, alors que ce que vous amenez, on entend une autre modalité. Donc c’est vraiment la méthodologie de la théorisation qui fait ma question.

- Hector Yankelevich : Merci. C’est une explication.

Jacqueline MASSOLA

 

 

   
     

 

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