L'Invité mardi 10 novembre 2009

Jean-Claude Polack pour son livre "L’obscur objet du cinéma"
Editions Campagne Première
Présentation Philippe Beucké


Jean-Claude Polack
      

(Je ne sais à quelle place nous allons nous trouver puisqu’il y a une caméra!)

Obscur objet du désir du cinéphile que vous êtes, vous voulez nous rendre compte des affinités du langage filmique et des formations de l’inconscient. En sortant d’une séance, quelques réflexions vous viennent et pour reprendre les termes de Roland Barthes, vous prenez  "une distance amoureuse à l’égard de l’image".

 

 

Votre travail et vous le soulignez, doit aussi à des gens tels Christian Metz, Thierry Kuntzel, Raymond Bellour, qui ont théorisé le langage cinématographique et vos réflexions avec différents cinéastes dans un constant tressage : cinéma et histoire, politique, folie, ainsi en va t-il de votre analyse d’«Une femme sous influence» ou bien le film de N.Moretti «Palombella rossa» Moments forts de votre texte ou polique et folie éclairent d’une façon riche ce film.

Bien évidemment, vous ne tombez point dans l’écueil d’une psychanalyse d’un film ou d’un réalisateur.

Le cinéma (je vous cite) en démultipliant ses techniques et ses dispositifs vous semblent l’art le plus apte à chercher du côté de l’insu, de l’innommable, de l’obscur la matière sensible et chaotique du Désir (avec un D majuscule).

Vous ne pourrez pas, je pense soutenir de quelqu’un qui vous fut proche (Je fais référence à la psychothérapie institutionnelle et la voix de Félix Guattari) qui pensait le cinéma comme le divan du pauvre et soutenait  alors «que la psychanalyse ne pouvait rien comprendre aux processus inconscients qui sont mis en jeu par le cinéma».

L’aliénation, je souligne ce terme majeur de votre travail, au delà de celle ci par la captation imaginaire, pensez vous comme Deleuze que «comme tout art qui s’appuie sur l’image, il y a menace d’aliénation», non point dépossession de soi mais du monde?

Je vous pose ainsi la question qui me paraît de taille de par vos grille de lecture tant freudiennes, lacaniennes que Deleuziennes! C’est votre conclusion qui m’amène à cette question. Autre question, celle-ci «indiscrète»…. Pourquoi aucune allusion à Pedro Almodovar et son travail sur le fantasme et la mémoire ou à Francesco Rosi car s’il y a un cinéma politique, Rosi en fut bien un chef de file?

Merci.

Philippe Beucké


Philippe Beucké

 

 


Helene Kourganoff

 

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