L'Invité : mardi 14 octobre 2008

Paul-Laurent ASSOUN pour "Le démon de midi"
Editions de l’Olivier
Présentation Delia Kohen

Bienvenue Paul Laurent Assoun,

Vous qui avez tant écrit, vous qui avez écrit sur "presque tout", nous qui suivons notre course folle à travers la littérature psychanalytique depuis 1991, comment se fait-il que nous ne nous soyons pas encore rencontrés ? Fallait il l’écriture de ce dernier livre "Le démon du midi" pour que ce soit enfin possible !

Ce livre aurait-il un statut particulier dans la série de vos livres ? Vous le dites d’une certaine manière (p16) "on ne s’étonnera pas que le"motif" du démon de midi impose un véritable travail d’écriture". L’écriture nous intéresse, celle du psychanalyste.

Ce livre est la chronique métapsychologique d’une rencontre inédite avec un "objet flambant neuf" dont l’apparition dans la vie d’un homme, bouleverse l’existence et rallume les feux du désir. Au mitan d’une vie, les repères habituels vacillent. "L’homme de pensée cédant la place à l’homme de désir" et réduisant tout ce qui n’est pas la vérité du jour -la présence de cette femme, son existence, ses baisers, son amour"- à une "construction mentale, un phantasme sans consistance". (P. L. Assoun cite P. Bourget dans "Le démon de midi").

L’évènement qui va transformer la vie prend le sens d’un véritable défi au temps et à la mort. Le démon de midi laisse son homme sans abri, égaré, aux prises avec un régime pulsionnel ensauvagé, c’est la "désunion pulsionnelle". Eros et Thanatos ne font plus bon ménage.

Ce livre est un chapitre supplémentaire à "La psychologie amoureuse". C’est une clinique des passions et des extrêmes "une catastrophe morale" qui peut aussi devenir une expérience refondatrice, totem et tabou sont revisités.

On ne peut, encore une fois dans ce livre de Paul Laurent Assoun, qu’apprécier cette proximité dans la démarche et la méthode avec le père de la psychanalyse. Un enthousiasme pour la découverte freudienne très favorable à sa transmission à l’université et plus largement.

 

Delia Kohen

 

 

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