L'Invité du 14 mai 2013
Radmila ZYGOURIS pour
L'ordinaire, symptôme
d'octobre éditeur, 2012
Présentation Delia Kohen


Radmila Zygouris

Pierre Babin a eu la bonne idée de publier dans sa maison d’édition « d’Octobre » « L’ordinaire, symptôme ». Ce livre qui nous parle a la fraîcheur de ton et de style d’une conversation. Il évoque et rappelle le passé pour mieux envisager le présent de la psychanalyse et son avenir. La re-publication, dans ce livre, de certains articles de « L’ordinaire » et leurs reprises dans un après-coup sous les questions de Pierre Babin, interrogent l’actualité de la psychanalyse, de sa pratique et de ses institutions.

A l’initiative de Radmila Zygouris et Francis Hofstein à l’Ecole


Francis Hofstein

Freudienne de Paris dans les années 1973, cette publication a été précisément peu ordinaire : sans comité de rédaction, ni comité de lecture, les textes publiés étaient anonymes. Elle visait surtout à faire contrepoids à la langue de bois qui commençait à s’installer à l’école et à Scilicet, sous la signature de Lacan et les contraintes de « conceptualiser droit ». « On voulait, dit Radmila Zygouris, quelque chose qui soit proche de la parole, même du brouillon nous souhaitions aller du côté du jaillissement ».

Les analystes de « l’Ordinaire » gardent un regard politique. Ils continuent à interroger les lieux de pouvoir dans leurs enjeux actuels : le pouvoir dans les institutions, le pouvoir de l’argent, la domination masculine, le pouvoir Mère. Ils dénoncent les abus : les séances courtes, le prix des séances et toutes les rationalisations qui les soutiennent et des théorisations savantes qui négligent  parfois la clinique.


Philippe Beucké

Comment penser aujourd’hui l’invention dans un contexte où dans les lieux de soin, l’économique fait loi et l’éthique du sujet est peu respectée. Quelques pistes sont esquissées  plutôt  dans les marges, clandestines,  qui n’ont pas  encore donné lieu à des écrits. Radmila Zygouris rappelle aussi que ce n’est plus dans les associations psychanalytiques que la psychanalyse est la plus vivante, mais ces lieux institutionnels sont indispensables dans ces temps difficiles comme refuge pour les analystes.
L’importance de la transmission orale est aussi au cœur des questions qui animent  ce livre. « La psychanalyse est un des seuls savoirs en Occident qui est basé sur la transmission orale ». Une certaine fétichisation de l’écriture et surtout la prétention à une belle écriture à un moment où « l’écrit fait rage » exaspèrent les auteurs. Quelles sont donc les motivations de tous ces écrivains analystes ?


Bernard Balavoine

Ce livre témoigne aussi du parcours de Radmila Zygouris, son histoire, sa pensée, ses œuvres largement diffusées sur son site www.radmila-zygouris.com . Il faut aussi rappeler qu’elle a été avec quelques autres à l’origine de la fondation  de la Fédération des ateliers de psychanalyse. Un livre qui nous met au travail et relance la réflexion sur notre pratique.

Delia KOHEN

 

Cliquez ici

 

 

Haut